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Tiranges
Tiranges
Centre du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Yssingeaux
Canton Bas-en-Basset
Intercommunalité Communauté de communes Marches du Velay-Rochebaron
Maire
Mandat
Christian Collange
2014-2020
Code postal 43530
Code commune 43246
Démographie
Population
municipale
476 hab. (2016 en augmentation de 5,08 % par rapport à 2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 18′ 18″ nord, 3° 59′ 20″ est
Altitude Min. 489 m
Max. 921 m
Superficie 26,83 km2

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Tiranges est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie

La commune se situe au cœur du Velay, aux portes de l'Auvergne, entre Retournac, Bas-en-Basset et Saint-Pal-de-Chalencon, à l'extrémité d'un plateau de 875 à 900 mètres d'altitude, entre les vallées de l'Ance à l'ouest et de l'Andrable à l'est.

Histoire

La commune est mentionnée la première fois au XIIe siècle. En 1789, elle faisait partie de la province du Forez puis, à la suite du découpage de la province en deux départements, elle fait partie de la Haute-Loire à partir du 4 mars 1790.

On peut signaler un passé de faux saunier assez important. En effet, en raison de la proximité des limites de provinces, des habitants vendaient ce précieux sel sans payer la gabelle.

Les seigneurs des lieux

Le village était autrefois l'apanage de la famille de Gayardon.

Ceci est la liste des derniers seigneurs :

  • Raymond de Gayardon de Grézolles(1635-1687), capitaine au régiment lyonnais.
  • Laurent de Gayardon de Grézolles(1670-1728), capitaine au régiment lyonnais.
  • Laurent-Charles de Gayardon, marquis de Fenoyl (1696-1783), capitaine au régiment de Tallard.
  • Laurent-François de Gayardon, marquis de Fenoyl (1730-1785), maréchal de camp des gardes françaises, chevalier de Saint-Louis.
  • Laurent-Charles-Marie de Gayardon, marquis de Fenoyl (1764-1803), officier des gardes françaises, puis capitaine de la Garde nationale. Instigateur d'un réseau royaliste pendant la Révolution, il utilisa ses nombreuses amitiés dans les milieux révolutionnaires pour placer Gomin comme gardien du dauphin dans la prison du Temple.

Blason de la famille de Gayardon :

Blason de la famille de Gayardon de Grézolles.svg


Blasonnement : D'azur au lion d'argent armé, lampassé et couronné de gueules, accompagné de trois besants d'or.

Cf.: ANF

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Colette Gaillard    
2014 En cours
(au 27 août 2014)
Christian Collange[1]    

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3].

En 2016, la commune comptait 476 habitants[Note 1], en augmentation de 5,08 % par rapport à 2011 (Haute-Loire : +1,08 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4271 5151 6961 6771 7711 6841 5881 7221 703
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6301 6801 7301 6891 6371 7231 6901 6921 593
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6131 5001 5921 2481 2651 1611 067847767
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
676631555490420405450456474
2016 - - - - - - - -
476--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Monuments

Tiranges, vue sur les gorges de l'Ance et le château de Chalancon

Un menhir préhistorique se trouve dans le hameau des Arnauds, et fut christianisé. On trouve plusieurs chapelles dans les hameaux : à Pravel, à Boissière, ainsi que les chapelles Saint-Martin et Saint-Jean-François Régis. Le remarquable pont du diable (voir ci-dessous la légende) est jeté depuis le XIIe siècle au-dessus de la vallée de l'Ance pour rejoindre le château de Chalencon. Environ 700 m en amont se trouve un second pont d'une seule arche datant du XVe siècle.

La légende du pont du Diable

Le château visitable de Chalencon, dans la commune voisine de Saint-André-de-Chalencon, date du Xe siècle et fut le siège de la noblesse locale (voir la rubrique les Seigneurs des lieux). On y accède par le pont du Diable qui, selon la légende, était ruiné par les crues incessantes de l'Ance. Le seigneur signe donc un pacte avec le Diable pour empêcher une nouvelle destruction de l'édifice. Satan déclare que la première personne qui passera le pont fera don par ce biais de son âme. Le seigneur souhaite se sacrifier mais quand il s'avance, son chien le précède et sauve ainsi son maître. Le Diable, dit-on, furieux, jette une énorme pierre au pied du pont que l'on voit encore aujourd'hui.

Commerces, structures

Outre ses monuments historiques (pont du diable, cour du château, croix en pierre du XVIe siècle posée à l'entrée est du village), Tiranges compte quelques commerces (épicerie- blanchisserie, bar-restaurant, boulangerie, fromagerie du Gaec lou becou...). Le monument aux morts se trouve sur la place de la Mairie, sur laquelle donne également une église reconstruite vers 1930 (mais avec des éléments antérieurs à la Révolution). Tiranges possède aussi une école, une bibliothèque et une salle des fêtes, et dispose d'un terrain de football (Jean-Ollier) sur la route de Bas, et de jeux de boules (Jean-Bargeon) immédiatement à côté du terrain de tennis sur la route de Retournac.

Hameaux

Vue d'ensemble du hameau de Chales
Vue d'ensemble du hameau de Chales.

La commune compte de nombreux hameaux : le Bec, Chales, Pravel, les Arnauds, Gaillard, Boissière, la Grange du Fieu, le Gally, les Rois, Cerces...

Personnalités liées à la commune

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  • Laurent-Charles Marie de Gayardon, marquis de Fenoyl, dernier seigneur de Tiranges. Officier aux gardes françaises, il passa dans la garde nationale à la Révolution. De nombreux historiens, dont Beauchesne, attestent sa participation active à un réseau d'agents secrets royalistes. Il se désintéresse des événements parisiens et se retire sur ses terres en 1795, à la mort du dauphin. Il participa encore à la campagne d'Italie, comme inspecteur puis comme secrétaire d'état-major de son ami le général de La Poype. Il meurt prématurément en 1803, au château de Fenoyl (Rhône).

Festivités

Une vogue anime le village l'avant dernier week-end de juillet. Un défilé de chars fleuris est organisé le dimanche après-midi, mettant en compétition le bourg et les hameaux. De plus, le téléthon est l'occasion pour chacun de montrer ses performances et ses talents. L'ultra Trail organisé le premier week-end de mai permet aux champions de se préparer pour le tour du Mont Blanc sur un parcours exceptionnel en dénivelé.

Voir aussi

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 27 août 2014).
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Sources

  • André Pauze, Entre Ance et Andrable

Liens externes

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