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Retournac
Retournac
Vue de Retournac et du Mont de la Madeleine
depuis la rive droite de la Loire.
Blason de Retournac
Blason
Retournac
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Yssingeaux
Canton Bas-en-Basset
Intercommunalité Communauté de communes des Sucs
Maire
Mandat
Pierre Astor
2014-2020
Code postal 43130
Code commune 43162
Démographie
Gentilé Retournacois
Population
municipale
2 929 hab. (2017 en augmentation de 5,06 % par rapport à 2012)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 16″ nord, 4° 02′ 02″ est
Altitude Min. 479 m
Max. 1 064 m
Superficie 45,76 km2
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Retournac
Liens
Site web ville-retournac.fr

Retournac est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Située en bord de Loire, la commune détient d’importants atouts touristiques, liés d’une part à sa position au cœur des gorges de la Loire et du pays des Sucs, sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, et d’autre part à la présence sur son territoire de monuments de l’architecture religieuse (église romane du XIIe siècle, et deux églises du XIXe siècle) et civile (vestiges d’une forteresse médiévale et de maisons fortes, anciennes usines de soierie et de dentelles).

Les pouvoirs publics locaux s'emploient à redynamiser le territoire de la commune, notamment sur les terrains économique (création d'une troisième zone artisanale et d'une plate-forme de 700 m² de bureaux locatifs à 80 mètres de la gare SNCF), foncier (nombreux terrains constructibles, dispositifs en faveur de l'amélioration de l'habitat) et touristique (deux campings en bords de Loire dont un en appel à projets).

Sommaire

Géographie

Localisation

Carte du pays de Retournac

Située dans le Massif central, au cœur de l'ancienne province du Velay et aux portes de l'Auvergne, Retournac est à une trentaine de kilomètres au nord-est du Puy-en-Velay en empruntant les Gorges de la Loire, et à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Saint-Étienne.

Sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, son pays est le point de rencontre de plusieurs massifs montagneux : les plateaux et chaînes volcaniques des Monts du Velay à l'ouest et au sud (dont le Meygal et le massif du Mézenc), les Monts du Livradois au nord-ouest, les Monts du Forez au nord, et les Monts du Vivarais au sud-est.

Par la route, la commune est plus précisément située à 31 km du Puy-en-Velay, 53 km de Saint-Étienne, 111 km de Lyon, 134 km de Clermont-Ferrand, 176 km de Grenoble, 257 km de Genève, 280 km de Montpellier, 324 km de Marseille, 364 km de Toulouse, 493 km de Bordeaux, 529 km de Paris, 537 km de Milan, 595 km de Barcelone, 600 km de Strasbourg, 662 km de Nantes, 797 km de Venise, 802 km de Francfort, 823 km de Bruxelles, 841 km de Munich et 948 km de Brest.

Communes limitrophes

Retournac est limitrophe de huit autres communes.

Communes limitrophes de Retournac
Solignac-sous-Roche Tiranges Beauzac
Roche-en-Régnier Retournac Beauzac

Beaux

Chamalières-sur-Loire Mézères

Saint-Julien-du-Pinet

Beaux

Géologie et relief

Commune de moyenne montagne, Retournac s'étend de part et d'autre de la Loire sur une superficie de 4 576 hectares (superficie quasi équivalente à celle de la ville de Lyon). Son altitude varie de 479 mètres au bord de la Loire à 1064 mètres au sommet du Mont Gerbizon [1], le bourg-centre étant situé à environ 540 mètres.

Sur son territoire s'élèvent de nombreux sucs, petits sommets volcaniques caractéristiques de la région du Velay : au sud, le suc de Cornavy (943 m, dont les flancs sont partagés avec Beaux et Saint-Julien-du-Pinet), le suc de Chabanolles (759 m) et le Mont Gerbizon (1064 m, dont les flancs sont partagés avec Chamalières et Mézères), surplombés par le suc d’Orsier (1089 m) et le suc d’Emeral (1081 m) sur le territoire de Mézères. Au nord-ouest, sous le Mont Miaune de Roche-en Régnier (1066 m), dominent le suc de Chaumont (941 m) et le suc de Perillade (719 m), ainsi que le suc d’Artias suspendu sur la Loire à 706 m. Au nord-est domine le Mont de la Madeleine (969 m), véritable plateau volcanique qui ressemble à un pont de porte-avions avec 1 km de long et 100 m de large.

Des belvédères avec tables d’orientation permettent d’apprécier le paysage depuis Gerbizon, Artias et la Madeleine, offrant des vues magnifiques sur la vallée de la Loire et les reliefs majestueux qui l'entourent.

Hydrographie

Pont du Chambonnet

La commune est traversée par la Loire, et la rivière de l’Ance, affluent direct qui constitue la frontière naturelle du nord de la commune.

Retournac compte 5 ponts sur la Loire, d’est en ouest :

  • le pont ferroviaire de la Bourange (ou viaduc de Brenas) ;
  • le pont ferroviaire du Trignadour ;
  • le pont du Chambonnet ;
  • le pont des Droits-de-l’Homme (blason de la ville) : pont en arc long de 216 m construit entre 1868 et 1872 sur les plans de l’ingénieur Tourvieille[2],[3], il a précédé de nombreux autres ponts suspendus moins solides (édifiés en 1838 et 1850) qui avaient été emportés par les caprices de la Loire (en 1846 et 1866) ;
  • le pont ferroviaire de Changue.
Viaduc de Brenas

Un plan cadastral datant de 1830 permet de constater que, malgré sa position avantageuse sur la Loire, il n'y avait pas de pont à Retournac à cette époque, mais seulement deux bacs. Il fallait alors remonter le fleuve jusqu'à Chamalières pour en trouver un. Le passage s'effectuait donc à gué, en barque ou en bac, jusqu'à la construction du premier pont suspendu en 1838.

Climat

La commune de Retournac bénéficie d'un climat de type Cfb selon la classification de Köppen, c'est-à-dire d'un climat tempéré chaud, sans saisons sèches. En moyenne sur l'année, la température est de 10,2 °C, et les précipitations moyennes sont de 684 mm.[4]

Le climat est ainsi relativement doux par rapport à la rigueur de l’hiver sur les plateaux voisins, réputés en Haute-Loire, et présente quelques variations du fait des changements d'altitude. La végétation quasi-méditerranéenne résume bien cette relative diversité : alors qu'en montagne se trouvent hêtres et sapins, le pin sylvestre est l'arbre dominant des collines et plateaux, tandis que la présence de petites vignes dans la vallée témoigne de l'intense chaleur estivale.

Toponymie

Au sens étymologique, le nom de la commune "Retournac" proviendrait de deux éléments celtiques[Note 1] :

  • rito (ou ritu) qui signifiait "gué",
  • aco "domaine", latinisé en "acum", et à l'origine de la grande majorité des suffixes "ac", et "at" en langue d'oc, "y" et "é" en langue d'oïl, "ieu(x)" en franco-provençal.

Le nom a évolué au fil de l'histoire : Parrochia Sancti Johannos de Retornaco (vers 1025), Castrum de Retornac (1271), Ecclesia Sancti Johannis Baptistae de Retornaco (1319), Retornatius (1472), Retornacius (1482), Retournat (1486), paroisse Saint-Jehan de Retornat (1490), Retournac (1641), puis Retornac (Révolution) et enfin Retournac depuis 1793[5].

Histoire

Préhistoire et Antiquité

Fragment d'aiguille à chas en os

Des fouilles entreprises au milieu du XXe siècle dans la grotte de Cottier (à 2 km au nord-ouest du centre-bourg de la commune) révèlent de nombreux objets vieux de 15 000 à 18 000 ans, attestant ainsi de l'existence d'une présence humaine au magdalénien inférieur[6]. Les vestiges issus de ces fouilles sont exposés au musée Crozatier du Puy-en-Velay, quelques objets étant visibles à l'office du tourisme et dans la maison d’accueil du château d'Artias.

En de nombreux lieux de la commune, des vestiges de la culture gallo-romaine (tessons de tuiles ou d'amphores, céramiques) sont régulièrement trouvés. Est mentionné dans un texte moyenâgeux une villa Sancti-Romani, en un lieu aujourd'hui référencé Saint-Rome.

Du Moyen-Âge à la Révolution

Au XIIIe siècle, le bourg aurait été clos de murailles et cerné de fossés. Son église romane date du XIIe siècle[7], mais elle est connue (paroisse de Saint-Jean-Baptiste) depuis les années 990, inscrite sur le cartulaire de Chamalières[8] (à la fin du XIe siècle et au XIIe siècle, de nombreuses donations dans le village de Retournac sont faites à l'abbaye de Chamalières). Le bourg va rester jusqu'à la Révolution une co-seigneurerie entre l'évêque du Puy et la baronnie de Roche-en-Régnier[9].

En 1446, Jean III de Bourbon fonde une collégiale dans l'église, qui connaît plusieurs agrandissements.

Assis sur un bloc basaltique à 723 mètres d'altitude, le château d'Artias (en) est déjà connu au Xe siècle, et est donc l'un des plus anciens du Velay[10]. Il est propriété de l'évêque du Puy en 1165 (confirmation faite par le pape Alexandre III), puis des seigneurs de Roche-en-Régnier à partir de 1267, des Lévis-Lautrec de 1344 à 1463, de la Maison de Bourbon (1453 - 1582), des Lévis-Ventadour (1582 - 1661), de la Famille de Nerestang (1673 - 1730), de la famille Jourda de Vaux (1730 - 1789)[11]. Il est abandonné après la Révolution, acheté par un carrier qui le désosse pour en récupérer les matériaux. Il en reste aujourd'hui quelques ruines.

L'ancienne chapelle du château semble bâtie au début du XIIe siècle, placée sur une des lignes de remparts et pouvant le cas échéant servir d'ouvrage défensif, dotée de meurtrières. Elle avait jusqu'en 1793 le titre d'église paroissiale[12]. Elle est aujourd'hui à l'abandon.

On trouve aussi sur la commune les maisons-fortes de Mercuret, de Ribes[13], et de Chabanolles. Cette dernière aurait été une villa au XIIe siècle (citée dans le cartulaire de Chamalières), qui fut agrandie et fortifiée au XVe siècle, et appartint aux seigneurs de Chabanolles de 1309 à 1534, puis aux Terrasse de Chabanolles (le premier connu est notaire royal et lieutenant de Roche-en-Régnier, à l'époque de cette cession) de 1534 à 1653, puis aux Jourda de Vaux. La demeure est de nouveau habitée par des descendants de cette famille[14].

Époques moderne et contemporaine

Manufacture de dentelles Experton

Au début du XIXe siècle, la population de la commune se situait entre 3500 et 4000 habitants, avec moins de 1000 personnes dans le bourg.

Le 9 janvier 1791 la collégiale est supprimée[15].

Le corps du maréchal Noël Jourda de Vaux est déposé dans l'église après son décès à Grenoble, en attendant que soit préparée sa sépulture à Saint-Julien-du-Pinet. En 1793, les révolutionnaires ouvrent la bière pour en fondre le plomb, transformé en projectiles. La dépouille est jetée dans une fosse commune[16].

Usine de tissage et moulinage Descours et Genthon

La municipalité connait son apogée économique au XIXe et XXe siècle. En bord de Loire se trouvaient cinq ateliers de fabrication de barques en 1828.

Atelier de dentelle Experton

Puis se développe l'industrie dentellière et de tissage, des dizaines de manufactures étant actives, la dernière fermant ses portes dans les années 1990. Quelques édifices portent encore ce souvenir, en particulier les bâtiments d’une ancienne usine, la Filature, aujourd'hui réhabilitée en maison des associations, avec un espace scénique à vocation culturelle et une plate-forme de plus de 700 m² de bureaux, ainsi que deux manufactures de dentelles, aujourd'hui réaménagées en musée[17] et en médiathèque.

En 1866, la commune est reliée au réseau ferré français.

Cent cinquante-quatre enfants de la municipalité sont tombés aux Champs-d'Honneurs lors de la Première Guerre mondiale.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Depuis le début des années 1980, Retournac est une commune avec une sensibilité politique plus prononcée à droite.

À l’élection présidentielle de 2017, le premier tour a vu se démarquer en tête Marine Le Pen avec 27,67 %, suivie par Jean-Luc Mélenchon avec 23,20 %, Emmanuel Macron avec 19,41 %, puis François Fillon avec 13,75 %, Nicolas Dupont-Aignan avec 5,72 %, Benoit Hamon avec 4,41 %, et Philippe Poutou avec 2,60 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête Emmanuel Macron avec 56 % (résultat national : 66,10 %) contre 44 % pour Marine Le Pen (national : 33,90 %). Le nombre d'électeurs inscrits était de 2 252 habitants, pour 1 757 votants (495 abstentions) et 1 525 suffrages exprimés (232 votes non comptabilisés : votes blancs et votes nuls).[18]

Pour les élections municipales, le mode de scrutin applicable aux communes de 1 000 habitants et plus, est désormais un scrutin proportionnel plurinominal (ou de liste) à deux tours avec prime majoritaire accordée à la liste arrivée en tête[19], les listes déposées devant être complètes et sans modification de l’ordre de présentation[20]. Ce scrutin est dit "mixte" dans la mesure où il combine un mécanisme de proportionnelle dans un scrutin à dominante majoritaire.

Lors des élections municipales du 23 mars 2014, la liste du maire sortant (DVD) a été réélue au premier tour avec une majorité absolue des suffrages exprimés (52,61 %, soit 844 voix), obtenant ainsi 18 sièges sur 23 au conseil municipal et 4 sièges sur 5 à pourvoir au conseil communautaire, les sièges restant étant attribués à la seconde liste (SE). Le nombre d'électeurs inscrits était alors de 2 275 habitants, pour 1 716 votants (559 abstentions) et 1 604 suffrages exprimés (112 votes non comptabilisés : votes blancs et votes nuls).[21]

Administration municipale

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 2 500 et 3 499, le nombre de membres du conseil municipal est fixé à 23[22].

Par ailleurs, la commune bénéficie de 5 sièges sur 35 au sein du conseil communautaire de la Communauté de communes des Sucs[23].

Liste des maires

Mairie de Retournac avant 1980
Mairie de Retournac actuelle
Liste des maires successifs[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
    Jean-Baptiste Ribeyron JR Conseiller général du canton de Retournac (1932-1940 puis 1945-1947)
    Henri Pontvianne SFIO Conseiller général du canton de Retournac (1947-1958)
  1977 Jean Saby DVG Chef de district SNCF

Conseiller général du canton de Retournac (1958-1976)

1977 1983 Raymond Dechiron PCF Retraité

Conseiller général du canton de Retournac (1982-1994)

1983 1995 Hubert Dagnaud DVD Chirurgien dentiste
1995 2001 Pierre Maurige DVD Conseiller général du canton de Retournac (1994-2001)
2001 2008 Jean Delolme SE  
2008 En cours Pierre Astor RPR puis DVD Fonctionnaire territorial (cat. A)

Conseiller général du canton de Retournac (2001-2015)

Finances locales

Jumelage

Au 17 janvier 2020, Retournac n'est jumelée avec aucune commune[24].

Urbanisme et aménagement du territoire

Morphologie urbaine

Vue aérienne du centre-bourg de Retournac

La commune, qui s'étale sur une superficie de 45,76 km², regroupe, outre le bourg-centre éponyme, de nombreux hameaux et lieux-dits, dont les principaux :

  • Au nord de la Loire (rive gauche) : Vousse, Cottier, Le Liard, Le Corset, Tarrier, Artites, Lingoustre, Sainte-reine, Charrées, Surrel, La Brousse, Maltret, Jussac, La Bastide, Ranches, Sarlanges, Malfait, La Chazotte, Le Pédible, Saint-Ignac, Les Coutelles et la Chaud.
  • Au sud de la Loire (rive droite) : La Bourange, Les Chaumettes, Le Chambonnet, La Navette, Les Revers, Chenebeyre, Mercuret, Fontannes, Les Ribes, Retournaguet, Préaux, Chanou, Giraudon et Sagnes.

Habitat et logement

En 2016, la commune de Retournac comptait 2 097 logements à caractère d'habitation sur son territoire, contre 1 767 en 1999[25]. Parmi ces logements, 1 278 étaient des résidences principales (61 % en hausse), 540 des résidences secondaires (26 % en baisse), et 280 des logements vacants (13 % en hausse). Sur les 1 278 résidences principales (1 023 maisons individuelles et 255 appartements), 42,3 % avaient été construites après 1971.

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 71,4 %, en hausse par rapport à 2011 (69,4 %). Au sein des 26,7 % de locataires, la part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 7,9 %, leur nombre ayant augmenté de 108 en 2011 à 155 en 2016.

Avec la communauté de communes des Sucs des dispositifs en faveur de l'amélioration de l'habitat sont mis en place, ainsi qu'une politique municipale en faveur des ravalements de façades.

Transports et mobilité

Voies de communication terrestres

Transports urbains

Transport ferroviaire

La gare de Retournac est située sur la ligne de TER réhabilitée Lyon - Saint-Étienne - Le Puy-en-Velay (trains directs pour Saint-Étienne et Lyon ; Paris à 3h45).

Risques naturels et technologiques

Les dernières crues relativement importantes de la Loire datent entre autres du 17 octobre 1846, 24 septembre 1866, 16 octobre 1907, 21 septembre 1980, ou plus récemment en 2003 ou 2008. Lors de pluies dites d'épisodes cévenoles, le fleuve peut sortir rapidement de son lit à une hauteur de plusieurs mètres au-dessus de son cours habituel.

Population et société

Évolutions démographiques

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[27].

En 2017, la commune comptait 2 929 habitants[Note 2], en augmentation de 5,06 % par rapport à 2012 (Haute-Loire : +0,71 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 0193 2263 5923 3523 8873 7463 7723 6233 433
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 1643 1903 2783 4113 5153 6033 7444 0133 859
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 6303 7093 6743 0833 0373 0043 0093 0282 715
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 7482 6002 5582 2492 2702 2932 5352 6932 886
2017 - - - - - - - -
2 929--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique


Avec une densité de population de 63 habitants par km², la commune de Retournac compte une proportion de 48,1 % d'hommes pour 51,9 % de femmes.

Enseignement et petite enfance

La commune de Retournac dépend de l'Académie de Clermont-Ferrand (Rectorat de Clermont-Ferrand) et les écoles primaires de la commune dépendent de l'Inspection académique de la Haute-Loire. Pour le calendrier des vacances scolaires, Retournac fait partie de la zone A.

La commune compte 5 établissements scolaires[29] : 4 écoles maternelles ou primaires et 1 collège, le lycée le plus proche étant situé à 12 km sur la commune d'Yssingeaux.

  • École élémentaire privée Arc-en-ciel
  • École élémentaire publique Théodore Monod
  • École élémentaire publique de Jussac
  • École élémentaire publique de Charrées
  • Collège public Boris Vian

La commune dispose également d'une crèche halte-garderie accueillant des enfants de 2 mois à 6 ans[30].

Santé et action sociale

Le projet d'une maison de santé pluridisciplinaire a été lancé en 2019 pour réunir des professionnels de santé (deux médecins, un kiné, un podologue, un cabinet d'infirmiers, un ostéopathe et un cabinet dentaire). Une ancienne ferme située derrière la Poste dans le centre-bourg devrait ainsi être transformée en 2020.[31]

La commune compte un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), ou maison de retraite, disposant d'une capacité d'hébergement de 87 lits répartis en 73 chambres simples et 6 chambres double, et proposant une unité spécialisée dans la maladie d'Alzheimer.[32]

Sécurité et secours

Une brigade de la gendarmerie nationale, rattachée à la compagnie d'Yssingeaux du groupement de gendarmerie départementale de la Haute-Loire (GGD43)[33], est installée sur le territoire de la commune, laquelle dispose par ailleurs d'une police municipale depuis 2017[34], chargée essentiellement de missions préventives et pédagogiques, et notamment de l'opération "tranquillité vacances"[35].

Une caserne de pompiers est également implantée dans la bien nommée rue Sainte-Barbe, à proximité du groupe scolaire. Le Centre d’incendie et de secours (CIS) de Retournac est rattachée au Groupement Est du Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de Haute-Loire[36].

Sports et loisirs

La commune dispose de nombreux équipements sportifs, notamment :

  • une piscine municipale en plein air sur les bords de Loire comprenant deux bassins extérieurs chauffés, un toboggan, deux plongeoirs, une pataugeoire, un snack, ainsi qu'un éclairage pour les soirées nocturnes en été (des cours d'aquagym sont également proposés).[37] Après la réfection des bassins de la piscine en 2008, puis des plages en 2012, le bâtiment d'accueil, les vestiaires et les sanitaires ont fait l'objet d'une rénovation complète en 2019.[38],[39]
  • un stade de football en gazon synthétique (rénové en 2014).[40]
  • quatre courts de tennis dont un à proximité de la piscine en bord de Loire.
  • un gymnase multi-sport comprenant une salle annexe dédiée aux sports de combats, de danse, et de gymnastique, ainsi qu'un mur d'escalade (inauguré en 2020).[42]

Le site de la Filature dispose d'une salle de cinéma gérée par l'association Ciné Filature, ainsi que d'un espace scénique proposant divers spectacles et concerts.[43]

Cultes

Pour l'Église catholique, le territoire de la commune dépend de l'« ensemble paroissial de Retournac et Solignac-sous-Roche » au sein du « secteur pastoral de Monistrol-sur-Loire - Yssingeaux », lui-même partie du diocèse du Puy-en-Velay[44].

Le territoire communal comprend :

  • L'église Saint-Jean-Baptiste de Retournac : collégiale romane datant du XIIe siècle et classée monument historique[45], il s'agit du principal lieu de culte du groupement paroissial. Fait rare, elle dispose d'absidioles sans déambulatoire. Elle possède également un mobilier liturgique contemporain créé par Philippe Kaeppelin (autel et croix) et des vitraux de Henri Guérin, réalisés en 1966 (chapelles sud) et en 2006 (collatéral nord). La visite de la collégiale offre ainsi une rétrospective de l'art et des évolutions du grand maître-verrier.
  • L'église Marie-Immaculée de Retournaguet : édifiée entre 1840 et 1848, l'église se situe au centre du bourg qui, au sud, surplombe la Loire au-dessus du Pont des Droits-de-l'Homme. Le clocher de style néo-roman et trois autels en marbre caractérisent cet édifice à l'architecture sobre. La voûte de la nef est construite en 1856 sur les plans de Brenas, architecte bénévole d'Yssingeaux. Le culte y est encore célébré à certaines occasions.
  • L'église Saint-Mathieu de Sarlanges : érigée en 1868 à 7 km au nord du bourg de Retournac, elle témoigne à nouveau de la pression constante qui s'exerce au XIXe siècle pour rapprocher le réseau pastoral d'une population en augmentation constante. Le clocher est inauguré en 1890. Depuis 1948, le culte n'y est plus assuré régulièrement.
  • La chapelle castrale Saint-Denis d'Artias : aujourd’hui fort délabrée mais sauvée des ruines par l'association des Amis d'Artias[46], la chapelle située à l'entrée du château fut bâtie dans le style roman au cours de la deuxième moitié du XIIe siècle. Le reliquat de son campanile date du XVIe siècle. Elle est inscrite aux monuments historiques[47].
  • La chapelle de la Madeleine : datant de la fin du XIIIe siècle, le prieuré a été construit sur le plateau volcanique de la Madeleine situé à 1 000 m d'altitude[48]. Ce serait la première chapelle dédiée à Sainte Marie-Madeleine. Tombée en ruine après la Révolution, une souscription permet de la rebâtir, l'inauguration de la nouvelle chapelle ayant lieu le 16 août 1885. Au XVIe-XVIIe siècle, le culte de Saint-Roch est également invoqué contre la peste, ce dernier ayant séjourné sur le plateau. Depuis, une fête traditionnelle donnant lieu à un pèlerinage est célébrée en son honneur le 16 août[49].
  • L'oratoire de Jussac : modeste édifice couvert de lauzes qui parait remonter au XVIIIe siècle (date de 1753 sur la porte d'entrée). Il contient à l'intérieur, un autel de bois et une piéta en bois peint datant du XVIe siècle[50].

Économie

Emploi

En 2016, 624 personnes travaillent dans la commune de Retournac (dont 73% de salariés). La population de 15 à 64 ans représentent 1587 personnes pour 70,3% d’actifs (dont 9,5% de chômeurs) et pour 29,7% d’inactifs (dont 6,8% d’étudiants et 12,7% de retraités ou préretraités).[51]

Entreprises et commerces

Tourisme

Structures d'hébergement

Manifestations culturelles et festivités

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Église Saint-Jean-Baptiste

Église Saint-Jean-Baptiste : façade méridionale et abside.

L'église Saint-Jean-Baptiste de Retournac, située au centre de Retournac, date de la fin du XIIe siècle. Elle est classée aux monuments historiques depuis 1907[45].

Château d'Artias

Perché à 723 m d’altitude, sur un bloc basaltique de forme pyramidale sis le long de la Loire à quelques kilomètres en amont (c'est-à-dire à l’ouest) de la localité de Retournac, le château fort d’Artias est un des plus anciens du Velay. Les premiers seigneurs du lieu apparurent en 986, et l’an 1082 marqua le début de la construction, laquelle dura 70 ans. Par une bulle du pape Alexandre III, datée de 1165, le château fut placé sous la mouvance des comtes-évêques du Puy. Il fut tour à tour la propriété de nobles et puissantes familles proches du trône de France - les Artias d’abord ; puis, de 1212 à 1220, Pons de Chapteuil ; les barons de Roche-en-Régnier ; enfin, la maison de Vaux jusqu’à la Révolution - pour être finalement vendu, alors qu’il était abandonné depuis longtemps, par la baronnie de Roche-en-Régnier à la commune de Retournac.

En 1265, le seigneur de Roche accorda une charte de franchise aux habitants d’Artias. En 1402, le roi de France, Charles VI, donne le droit au seigneur de tenir deux fois par an une foire au château, le jour de la Saint-Denis. Le château fut le témoin du meurtre de Jean de Berry, secrétaire du duc Jean de Bourbon, perpétré en 1488 suivant les instructions de son fils, le bâtard de Bourbon.

Parmi les ruines actuelles, on trouve quelques grands pans de muraille faisant partie de l’ancien logis seigneurial (XIVe et XIIe siècles), des restes de muraille de l’ancienne cour (XIIe siècle), les vestiges de trois tours, les restes d’une porte à l’entrée du château, et les ruines de la chapelle castrale. Celle-ci, dédiée à saint-Denis, se dressait à l’est du château, au-dedans de la muraille d’enceinte. Si elle date de la deuxième moitié du XIIe siècle et fut bâtie dans le style roman, la porte a été refaite dans son aspect actuel vraisemblablement au XVIe ou au XVIIe siècle, et le campanile aurait été érigé au même moment. La chapelle, qui est aujourd’hui fort délabrée et a fait l’objet de pillages, présente à l’intérieur des chapiteaux à feuillages et des arcs de décharge. Il semble qu’elle fut placée sur une des lignes de rempart pour servir d’ouvrage défensif, comme paraît l’attester la présence de petites meurtrières rectangulaires pratiquées dans le mur septentrional à un mètre au-dessous de la toiture et dirigées vers le chemin d’accès du château.

La chapelle avait jusqu’en 1793 le titre d'église paroissiale. Elle est, avec son clocher, inscrite aux monuments historiques depuis 1949[47].

Maisons fortes

Retournac héberge sur son territoire plusieurs maisons fortes : à la Bourange, à Mercuret, à Chabanolles (dans le sud de la commune), ainsi qu'à Ribes et à Jussac (dans le nord de la commune). Ces maisons fortes[52], construites aux XIIe et XIIIe siècles, souvent le long de routes principales, près des gués, des moulins et des centres de production artisanale ou encore à la frontière d’une grande seigneurie, étaient, à la différence des châteaux à proprement parler, occupées par les représentants des branches cadettes de grandes familles seigneuriales ou des lignages de rang moins élevé, et bénéficiaient de droits moins étendus.

  • Château de Mercuret
    Le château de Mercuret[53], dont la construction n’est pas précisément datée, est caractéristique de l'architecture rustique de cette région du Velay à la fin du Moyen Âge, quoique le caractère médiéval en ait été altéré par plusieurs remaniements, en particulier au XVIIIe siècle. Le domaine consiste en un enclos formé de différents corps de bâtiments reliés par un mur : la maison forte proprement dite, édifice rectangulaire flanquée de deux tours demi-engagées au centre des façades sud et nord, et dotée aux angles de quatre échauguettes ; une tour ronde s’élevant au nord-est, un peu en dehors du mur d'enceinte ; la chapelle, qui se compose d'une tour ronde, oratoire à l’origine, à laquelle fut ajouté au XVIIe ou XVIIIe siècle un petit bâtiment rectangulaire, correspondant à la nef ; à l’ouest enfin, le corps de bâtiment de la grange. Trois tours furent rasées pendant la Révolution, en 1793. La propriété relevant du château de Mercuret fut dépecée au XIXe siècle, et les bâtiments appartinrent aux hospices de Retournac dans les années 1940. Restauré par des particuliers vers la fin du XXe siècle, la maison forte, ainsi que l’enclos, est propriété privée, et n’est pas visitable. Le corps de logis, les tours, la cour, mais aussi la décoration intérieure (plafonds à la française, cheminées, etc.) sont protégés depuis 1994 au titre des monuments historiques[54].
  • Le château de Chabanolles, qui fut le siège d’une seigneurie mentionnée pour la première fois en 1190, se présente aujourd’hui sous l’aspect d’un corps de bâtiment rectangulaire, datant du XVe siècle, flanqué à son angle sud par une tour ronde et à son angle nord par une tour rectangulaire. Les angles est et ouest étaient pourvues d’échauguettes dont seuls ont été préservés les culs-de-lampe qui les supportaient. Au XVIIe siècle, le corps de logis subit plusieurs remaniements, en particulier la construction d’un portail d’entrée de style classique avec pilastres, linteau sculpté, et fronton triangulaire, et l’aménagement de l’ancienne bretèche défensive en fenêtre de premier étage. Le château est propriété privée, incorporé dans une exploitation agricole. Les tours et décorations intérieures (boiseries et décors peints) sont inscrites aux monuments historiques depuis 1986[55].
Maison forte de la Bourange.
  • Le château de Ribes, est situé au nord de la commune, entre la route de Craponne et la forêt de Miaune. La maison-forte, qui remonte peut-être au XIIe siècle, a été fortement remaniée au XVIIe siècle. Elle fut la propriété de la famille Gallet de Viverols de 1783 au début du XXe siècle. En 1956, elle a été rachetée par le comte belge Baudouin de Grunne. La chapelle du château abrita un culte assuré par des prêtres insermentés sous la Révolution.
  • La maison forte de la Bourange (appelée aussi maison de guet), situé dans le hameau du même nom, dans le nord-est de la commune, remonte du XIIe siècle et se dresse au haut d’un escarpement bordant la Loire. Sa façade méridionale porte une bretèche défensive dotée d’une meurtrière, et présente un portail d’entrée classique avec linteau armorié. Restaurée, elle est habitée par des particuliers.

Patrimoine culturel

Musée des Manufactures de Dentelles

Musée des Manufactures de Dentelles avec la médiathèque sur la gauche.

L’histoire du musée commença en 1994, lorsque la commune de Retournac put acquérir les bâtiments, en même temps que l’intégralité des équipements (plus de 450 000 pièces, dont 100 000 modèles différents), de l’entreprise Auguste Experton et Fils, alors en cessation d’activité. Les collections ainsi acquises furent ensuite enrichies par l’achat de l’entreprise Claire Experton et Cie, manufacture de dentelles fermée en 1997, avec ses plus de 400 000 objets, dont 5 000 dessins dentelliers des années 1880 à 1920, et surtout avec sa collection de métiers de dentelle mécaniques, échantillonnage presque complet des machines utilisées depuis le début du siècle en Haute-Loire. C’est du reste le bâtiment de cette entreprise, lequel date de 1913-1914, qui héberge aujourd’hui les espaces d’exposition du musée, tandis que les édifices de l’entreprise Auguste Experton et Fils servent de lieu de réserve des collections.

Métier de dentelle mécanique

Outre la conservation des objets, le musée s’est aussi donné pour tâche de sauvegarder les anciens savoir-faire de la dentelle, menacés de disparition. Le moyen par lequel le musée entend y parvenir est la mise en place d’un atelier intégré de production. Ce concept nouveau, lancé par la Fédération des Écomusées et Musées de Société, comporte la tenue de démonstrations impliquant aussi bien la dentelle aux fuseaux à la main que les métiers à dentelle mécaniques, mais comporte d’autre part également un point de vente, appelé muséoboutique, permettant de commercialiser les objets et produits réalisés dans l’atelier à partir de modèles anciens (des objets sont aussi produits sur commande)[17].

Labellisé musée de France[56], le musée des manufactures de dentelles est un service municipal de la commune de Retournac qui assure sa gestion financière.

Littérature et cinéma

  • Retournac est l'un des lieux de l'action du film Gas-oil réalisé en 1955 par Gilles Grangier. Le film réunit Jean Gabin et Jeanne Moreau, laquelle tient le rôle d'Alice, l'institutrice de l'école communale de Retournac. Cependant, bien que le panneau de la commune apparaisse dans le film et que le nom de Retournac soit plusieurs fois cité [57], le film a été principalement tourné en studio et à Montmorency, et la scène de l'école a été tournée à Guerville dans les Yvelines [58]. Retournac n'étant pas cité dans le roman Du raisin dans le gaz-oil de Georges Bayle, il semblerait qu'un membre de l'équipe de tournage ait du vouloir rendre hommage à la commune.
  • La majorité du roman Dans la tourmente : Récits d'une Grand' Mère, de Ernest Daudet (édition Maison de la Bonne Presse, Paris, 1901, réédition 1928, 288 pages) se déroule à Retournac et dans le Velay. Le roman raconte l’histoire d’une jeune femme pendant la période de la Terreur sous la Révolution. Lucile, l'héroïne, serait probablement la retranscription de Lucie Pagès, dont l'auteur tomba amoureux à Retournac alors qu'il était invité en villégiature par son père, architecte lyonnais venu participer à la construction du pont actuel. A travers les descriptions de l'auteur, on retrouve en partie les paysages et les caractères de Retournac et de sa région[59],[60].
  • L'intrigue du roman Le Secret des Borie, de Pierre-Marcel Besson (édition Subervie, Rodez, 1977, 167 pages), se passe à Retournac et ses environs [61].

Patrimoine naturel

ZNIEFF et sites du réseau Natura 2000

Quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) sont situés partiellement sur le territoire de la commune[62], ainsi qu'un site du réseau Natura 2000 "Gorges de la Loire" qui fait l'objet d'une zone de protection spéciale (ZPS) au titre de la directive oiseaux[63].

Faune et Flore

Les gorges de la Loire

Les sucs volcaniques

Gastronomie locale

Personnalités liées à la commune

Héraldique et logotype

Logo
Blason de Retournac Blason D’argent au pont droit alésé d’une arche de gueules posé sur une jumelle alésée d’azur, à la bannière coupée d’argent et de sable la hampe au naturel en bande, et à la crosse contournée d’or en barre, les deux issant du tablier du pont, au comble aussi d’argent chargé de l’inscription RETOURNAC en lettres capitales de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir

Bibliographie

  • Augustin Chassaing (publié par), Cartulaire de Chamalières-sur-Loire en Velay, prieuré conventuel dépendant de l'abbaye de Saint-Chaffre, avec introduction et tables par Antoine Jacotin, texte en latin, introduction en français, Paris, A. Picard, , XIV-204 p. (lire en ligne)
  • Jean Pralong (préf. Jean Peyrard), Retournac et sa région (carrefour de civilisation) : 15 000 à 18 000 ans d'histoire, Le Puy, éditions Jeanne d’Arc, , 357 p., 24 cm (présentation en ligne)
  • Retournac, collection mémoire en images, Association de Protection du Patrimoine de Retournac, éditions Alain Sutton, 2006, 128 pages.
  • A la découverte de Retournac, collectif des Amis d’Artias, sous la direction de Michel Forestier, 2ème édition Perrier, 1998, 27 pages.
  • André Patin, Le château de Mercuret (Revue d'études locales), Le Puy-en-Velay, Archives Départementales, coll. « Cahiers de la Haute-Loire », , 462 p. (lire en ligne), p. 75
  • Régis Thomas, Martin de Framond, Bernard Galland, Églises de Haute-Loire, collection « Patrimoine de Haute-Loire » dirigée par Régis Thomas, Vol. 4, édition Phil’Print et Département de la Haute-Loire, 2015.
  • Jean chevalier, Ponts de Haute-Loire, collection « Patrimoine de Haute-Loire » dirigée par Régis Thomas, Vol. 3, édition Phil’Print et Conseil Général de la Haute-Loire, 2004.
  • Roger Briand, La Haute-Loire insolite : Histoires vraies, méconnues ou oubliées, éditions De Borée, 2016, 336 pages.

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

Notes

  1. Jean Pralong 1980, chap. XVII, p. 172.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. « Le pont des Droits-de-l'Homme », sur Base de données du génie civil (consulté le 29 janvier 2018)
  3. « Pont du Chambon-sur-Lignon », Tourvieille réalisera également le pont du Chambon-sur-Lignon en 1882, sur Base Mérimée du ministère de la culture (consulté le 28 janvier 2018)
  4. « Climat de Retournac », sur climate-data.org (consulté le 17 janvier 2020)
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Jacques Virmont et F. Virmont, « La grotte de Cottier à Retournac (Haute-Loire). Étude préliminaire » in Revue archéologique du Centre de la France, tome 12, fascicule 1-2, 1973, p. 51-62.
  7. Son clocher laisse supposer qu'il pouvait avoir un usage défensif. Source : site internet www.petitfute.com __"L'église Saint-Jean-Baptiste (de Retournac)".
  8. Site internet www.ville-retournac.fr __"Ville de Retournac".
  9. www.ville-retournac.fr
  10. Site internet www.auvergnevacances.com __"Château d'Artias".
  11. Site internet www.ville-retournac.fr
  12. Site internet https://monumentum.fr __"Château d'Artias à Retournac".
  13. Achetée dans la seconde moitié du XXe siècle par le comte Beaudoin de Grunne.
  14. Site internet http://www.auvergne-centrefrance.com/geotouring/patrimoi/chateau/43/chateau-de-chabanolles.html".
  15. « La collégiale romane Saint Jean Baptiste – Ville de Retournac » (consulté le 8 janvier 2020)
  16. Roger Briand, La Haute-Loire insolite : Histoires vraies, méconnues ou oubliées, éditions De Borée, 2016, page 268.
  17. a et b « Musée des manufactures de dentelles », sur le site de la mairie (consulté le 14 août 2017).
  18. « Résultats de l'élection présidentielle 2017 - Retournac », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 18 janvier 2020)
  19. Depuis la loi n° 2013-403 du 17 mai 2013, le scrutin de liste, jusqu'alors réservé aux communes de 3 500 habitants et plus, s’applique à partir de 1 000 habitants.
  20. « Articles L. 260 et suivants du code électoral » (consulté le 16 janvier 2020)
  21. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 - Retournac », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 18 janvier 2020)
  22. « Article L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales (CGCT). » (consulté le 16 janvier 2020)
  23. « Article L. 5211-6-1 du code général des collectivités territoriales (CGCT) » (consulté le 16 janvier 2020)
  24. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 17 janvier 2020).
  25. « Évolution du nombre de logements par catégorie en historique depuis 1968 », sur INSEE (consulté le 14 janvier 2020)
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  29. « Établissements scolaires à Retournac », sur le site du Ministère de l’Éducation Nationale (consulté le 27 août 2017).
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  41. « Club de fitness et de musculation », sur Culture Club 43 (consulté le 10 janvier 2020)
  42. « Retournac : le gymnase conçu pour accueillir des compétitions régionales », sur La Commère 43,
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  47. a et b « Château d'Artias », notice no PA00092815, base Mérimée, ministère français de la Culture
  48. Suite aux influences Grecques et Romaines la montagne se nomma mont Ibis, puis vers 1200 elle pris le nom de Magdeleine.
  49. « Fête de Saint Roch au sommet de la Madeleine », sur Diocèse du Puy-en-Velay (consulté le 30 janvier 2018)
  50. « La chapelle de Jussac », sur Ville de Retournac.fr (consulté le 30 janvier 2018)
  51. « Population de 15 à 64 ans par type d'activité », sur INSEE (consulté le 14 janvier 2020)
  52. Selon la définition qu’en donne le lexique historique du ministère français de la culture et que nous reproduisons ici.
  53. André Patin, Le château de Mercuret : in Cahiers de la Haute-Loire 1997, Le Puy-en-Velay, Cahiers de la Haute-Loire, (lire en ligne)
  54. « Château de Mercuret », notice no PA00132794, base Mérimée, ministère français de la Culture
  55. « Château de Chabanolles », notice no PA00092816, base Mérimée, ministère français de la Culture
  56. « Musée des manufactures de Dentelle », sur base Muséofile du ministère de la culture (consulté le 1er février 2018)
  57. « Haute-Loire : quand Jeanne Moreau était institutrice à Retournac », sur francebleu.fr, (consulté le 29 aout 2017)
  58. (en) « Liste des lieux de tournage du film Gas-oil », sur la base de données cinématographiques d'Internet Internet Movie Database (consulté le 15 août 2017)
  59. « Dans la tourmente : récits d'une grand'mère / Ernest Daudet », sur Gallica BNF (consulté le 15 janvier 2020)
  60. « Ernest Daudet, Dans la Tourmente », sur Association de Protection du Patrimoine de Retournac (consulté le 15 janvier 2020)
  61. « Le Secret des Borie », sur bibliotheques-clermontmetropole.eu (consulté le 29 aout 2017)
  62. « Liste des ZNIEFF sur la commune de Retournac », sur le site de l'INPN (consulté le 2 septembre 2017)
  63. « Site Natura 2000 Gorges de la Loire », sur le site de l'INPN (consulté le 2 septembre 2017)
  64. « Monument sépulcral du maréchal de Vaux », sur Base Mérimée du ministère de la Culture, (consulté le 29 aout 2017)
  65. « Archives départementales de la Haute-Loire », sur archives43.fr (consulté le 9 janvier 2019)
  66. « Reportage BFMTV sur le village de Marion Bartoli », sur youtube.com, (consulté le 29 aout 2017)