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Ceyssac
Ceyssac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Le Puy-en-Velay
Canton Le Puy-en-Velay-1
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay
Maire
Mandat
Jean-Yves Reynaud
2014-2020
Code postal 43000
Code commune 43045
Démographie
Population
municipale
416 hab. (2017 en augmentation de 3,74 % par rapport à 2012)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 19″ nord, 3° 50′ 11″ est
Altitude Min. 657 m
Max. 897 m
Superficie 10,86 km2
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Ceyssac

Ceyssac est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie

Elle est située dans l'ouest de l'agglomération ponote.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Ceyssac
Sanssac-l'Église Espaly-Saint-Marcel
Ceyssac Vals-près-le-Puy
Bains Saint-Christophe-sur-Dolaison

Hydrographie

La commune est parcourue par le ruisseau de Ceyssac qui est un affluent en rive droite de la Borne.

Histoire

Préhistoire et Antiquité

Ceyssac est peut-être habité depuis la préhistoire, ses premiers occupants trouvant refuge dans les grottes du neck. Un village prit vie autour de celui-ci peut-être dès l'époque gauloise (un oppidum couvrant certainement le haut du rocher), et continua à être habité par les gallo-romains (Celsiacus, le nom du bourg en latin), une forteresse romaine remplaçant l'oppidum[1].

C'est une habitante du bourg qui au IIIe siècle, malade, se rendit sur le mont Anis et s'étendit sur la "pierre des fièvres", où lui serait apparue la Vierge Marie, origine de la construction de la cathédrale du Puy[2].

Moyen-âge

Le village fut une baronnie au moins dès le XIe siècle, date de construction de son château-fort (Castellum Celsiacus), remplaçant la forteresse romaine.

Guillemette de Ceyssac (née vers 1110-morte vers 1142), fille de Guillaume de Ceyssac, dernier représentant mâle des seigneurs de ce nom, se marie avec Pons III de Polignac, qui incorpore les lieux à ses domaines.

Bertrand de la Séauve[3], commandeur des Templiers du Puy en 1291, était originaire de Ceyssac[4].

Du XIIIe au XVe siècle, le Riou Pezouillou, qui naît au pied de l'ancien volcan du Croustet[5] sur le territoire de la commune, et se jette dans la Borne, était l'un des gisements de pierres précieuses les plus importants d'Europe[6]. On y trouvait principalement des saphirs et des zircons, mais aussi quelquefois des émeraudes et des rubis, qui furent utilisés pour la confection de bijoux portés par les souverains français et par certains papes. En 1640, dans un traité sur la minéralogie ("La restitution de Pluton"), il n'est plus fait mention de saphirs ni d'émeraudes trouvés dans ce secteur[7].

Lors de la Guerre de Cent Ans, en 1382, Ceyssac est détruit par des routiers Anglais. Le bourg ne se releva que grâce aux États du Velay qui le dechargèrent de tout impôt et lui apportèrent une aide financière. Le baron de Ceyssac à cette époque était Randonnet Armand IX, vicomte de Polignac, qui déjà en 1365 avait taillé en pièces une telle bande. Il continua le combat jusqu'au 15 juin 1385, où il fut remplacé par son frère Randon Armand X, qui par son courage contre les Anglais et leurs alliés fut surnommé le taureau de Salzuit. Le 4 février 1418, il fut nommé Capitaine et Lieutenant général des pays du Velay, Gévaudan, Vivarais et Valentinois. Le fléau des bandes armées en ces contrées cessa en 1419.

de la Renaissance jusqu'à 1789

Les guerres religieuses affligèrent le Velay pendant plus de trente ans, de 1560 à 1596[8].

Les 24 et 25 janvier 1590, des escarmouches ont lieu sur le territoire situé entre Ceyssac et Espaly, puis le 3 février c'est le bourg qui est attaqué par les "Ligueurs" du Puy, qui ne peuvent prendre le château mais pillent le village et emmènent des prisonniers, libérés contre rançon. Ce raid fit deux morts parmi la garnison, et deux blessés graves chez les assaillants[9]. Le 21 août 1591 viennent trouver refuge les Royalistes (fidèles aux rois Henri III puis Henri IV) qui ont survécu aux combats contre la Ligue à Espaly. Quelques jours plus tard, Ceyssac se rend sans combat devant l'arrivée d'un fort parti de Ligueurs.

Le château est abandonné au XVIIe siècle, et très certainement utilisé comme carrière de pierres par les habitants. Le baronnie est vendue à un certain Michel Chambon le 15 mai 1694, qui semble être issu de la bourgeoisie, signe d'un changement d'époque[10]. Son fils, Jean-Baptiste Chambon, baron de Ceyssac, fut aussi capitaine de la forteresse de Polignac, mais la baronnie est cédée en 1733 à la famille Gailhard de Couteaux, dont un représentant fut consul du Puy en 1698.

de 1789 à Aujourd'hui

Ceyssac est renommée Ceyssac-la-Roche en 1789, Ceissac en 1793, Ceissat en 1801[11], et devient une commune en 1790. Son premier maire (1790-1792) se nomme Jean-André Combernoux, le second Jean-Jacques Boudon (1793-1795). La mairie sera inaugurée seulement en mai 1899.

Au lendemain de la période révolutionnaire les ruines du château féodal sont rachetés par un certain Docteur Roux, qui fait bâtir au pied du neck un nouveau château moderne. Sa fille Sylvie se maria avec Jean Mathieu Bertrand de Doué (1776-1863), météorologiste et géologue qui écrivit des livres sur la géologie du Puy-en-Velay et de ses environs. Un boulevard de cette ville porte son nom. En 1856, le château appartient au général Jean-Pierre Pellion[12], qui reçoit pendant plusieurs mois en repos son ami Aimable Pélissier, héros de la Guerre de Crimée.

L'église troglodyte Sainte-croix du XIIe siècle est fermée et remplacée par un nouveau bâtiment en 1873.

En 1911 la municipalité compte 317 habitants. Seize de ses enfants tombèrent au Champ-d'Honneur lors de la Première Guerre mondiale.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2008 Roger Chacornac DVG  
2008 décembre 2010
(démission[13])
Roger Dufez    
janvier 2011 En cours
(au 27 août 2014)
Jean Yves Reynaud[14]    

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2017, la commune comptait 416 habitants[Note 1], en augmentation de 3,74 % par rapport à 2012 (Haute-Loire : +0,71 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
258300363322303298291270290
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
312339336336336325360366359
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
386334317285306268272249251
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
240286319372407405397398411
2017 - - - - - - - -
416--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Plusieurs monuments sont présents sur la commune. Le bourg est bâti autour d'un rocher. On peut citer le donjon féodal sur le rocher, l'ancienne église construite à même le rocher. Il y a également les abris troglodytes autour du rocher. Il faut noter qu'une autre église est présente à l’entrée du village. Le monument aux morts se situe lui dans le cimetière.

Un château plus récent du XIXe complète les bâtiments principaux du bourg.

Personnalités liées à la commune

On peut citer Jules Vallès puisque ses parents s'y sont mariés le 16 février 1829[19].

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références

  1. Livre "Histoire de Ceyssac (Haute-Loire)", de Louis de Bécourt, 1916, page 23.
  2. Livre "Histoire de Ceyssac (Haute-Loire)", de Louis de Bécourt, 1916, page 17.
  3. Comme tous les Templiers, il fut arrêté en septembre 1407 sur ordre de Philippe le Bel, alors qu'il se trouvait à Montpellier, mais fut absous en 1312.
  4. Source : Cartulaire des Templiers du Puy.
  5. Au sommet de ce mont se trouvaient les "fourches de justice" de la baronnie, dites aussi "fourches patibulaires", ou plus simplement "la potence".
  6. Journal "L'éveil de la Haute-Loire" du 31/12/2016, article d' Ophélie Crémillieux __"Des saphirs ramassés dans le Riou Pezouillou, à Espaly, ont appartenu à des rois et des reines".
  7. Livre "La Haute-Loire insolite", de Roger Briand, 2016, pages 89 à 95.
  8. Histoire de Ceyssac", page 67.
  9. Livre "Histoire de Ceyssac", page 69.
  10. Livre "Histoire de Ceyssac", page 75.
  11. Site internet www.annuaire-mairie.fr __"Village de Ceyssac".
  12. Général de la division militaire du Puy, conseiller du canton de Solignac.
  13. Démission du maire
  14. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 27 août 2014).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  19. Jules Vallès