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Bessamorel
Bessamorel
Mairie de la commune.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Yssingeaux
Canton Yssingeaux
Intercommunalité Communauté de communes des Sucs
Maire
Mandat
Éric Dubouchet
2014-2020
Code postal 43200
Code commune 43028
Démographie
Population
municipale
458 hab. (2017 en augmentation de 11,17 % par rapport à 2012)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 07′ 18″ nord, 4° 05′ 17″ est
Altitude Min. 760 m
Max. 1 137 m
Superficie 7,37 km2
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Bessamorel

Bessamorel est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie

Bessamorel est une commune française du département de la Haute-Loire (43), dépendant de la communauté de communes des Sucs. Son nom signifie « la besse de Morel », synonyme de « pré de Morel ». L'histoire de ce petit bourg auvergnat débute vers l'an 1226 de notre ère, lorsque le seigneur de Saussac, décide alors d'y installer les Templiers et de rendre les terres de ce village cultivables par les paysans, afin de subvenir aux besoins de la population locale grandissante.

Histoire

Moyen Âge

En 1270, la maison du Temple et la grange de Bessamorel sont mentionnées dans l'hommage que les chevaliers de l'ordre du Temple font à Guillaume de La Roue, évêque du Puy-en-Velay[1]. Elle faisait alors partie de la baillie templière du Puy-en-Velay[Note 1] et c'est l'unique mention relative à la présence des templiers à Bessamorel[Note 2].

Après la dévolution des biens de l'ordre du Temple, Bessamorel est devenu une commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem[3] et par la suite un membre de la commanderie de Chanonat[4].

Les guerres de religion conduiront à la prise des lieux par les protestants en 1574. L'ensemble des bâtiments furent rasés exception faite de l'église et du presbytère[5] puis en 1640, c'est au tour des habitants de Bessamorel de brûler le château et la grange de cette commanderie[6].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 février 2004 Jean-Louis Cottier    
mars 2004 avril 2014 Laurent Dolmazon PS  
avril 2014 En cours
(au 26 août 2014)
Eric Dubouchet[7]    

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2017, la commune comptait 458 habitants[Note 3], en augmentation de 11,17 % par rapport à 2012 (Haute-Loire : +0,71 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
469408455456511620645586635
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
600650660618622565615580590
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
513540540485464440409340290
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
248239242262275329392401412
2017 - - - - - - - -
458--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Les témoignages actuels[Qui ?] indiqueraient que la route nationale 88 menant à Bessamorrel, correspondrait approximativement à un itinéraire emprunté vers le XIIIe siècle, par les voyageurs désirant se rendre au Puy-en-Velay. Ce même itinéraire serait à l'époque une route jonchée de plusieurs monastères renommés, comme entre autres : les Templiers à Bessamorel ou les Cisterciens à la Chomette…

L'église Saint Jean-Baptiste de Bessamorel date du premier quart du XIIe siècle. Il s'agit d'une église des Templiers bâtie entièrement en lauzes. Son architecture est sobre et massive, une stèle est disposée devant l'édifice. Son clocher est bas et accessible depuis un escalier sommaire dont les marches sont également faites de dalles de pierre.

Église Saint Jean-Baptiste de Bessamorel.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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    Notes et références

    Notes

    1. La commanderie ou baillie du Temple du Puy-en-Velay (Domus Milicie templi de Podio, Domus Militiæ Templi Aniciensis) était la commanderie principale des Templiers dans le Velay. De cette commanderie dépendait un certain nombre de maisons du Temple de moindre importance: Entre autres, le Temple de Montredon (commune de Bellevue-la-Montagne) , le Temple de Marlhette (Marlhes) et celui de Chantoin (Bains).
    2. On peut peut-être ajouter la mention le 8 février 1270 du seigneur Guillaume de Bessamaurel, qui était prêtre et qui figure comme témoin dans un accord entre les maisons du Temple et de l'Hôpital du Puy[2]. Par conjecture, on peut en déduire que Bessamorel était alors un fief et une paroisse dépendante de la commanderie templière du Puy-en-Velay et qu'il s'agit d'un templier du nom de frère Guillaume, seigneur de Bessamorel et prêtre de l'ordre car dans ce document, outre Jourdain de Sereys (Cereys) qui est commandeur du Puy, figurent comme témoins: « presentibus testibus domino Hugone de Rocos, fratre dicte domus Templi (frère templier de la commanderie du Puy ou de la grange de Belvezet qui dépendait du Puy?), Rotberto Cleophas, Johanne Curelli, presbiteris (prêtres),... domino Guillelmo de Bessamaurel, presbitero et pluribus aliis  ».
    3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Auguste Chassaing, Cartulaire des Templiers du Puy-en-Velay, H. Champion, , xxxv + 93 p. (lire en ligne), xiv, 52 (doc. 32)
    2. Chassaing 1882, p. 50 (doc. 30), lire en ligne
    3. Chassaing 1888, p. 188 (doc. 97), lire en ligne
      « fratri Johanni Achardi, ordinis Sancti Johannis Jherosolimitani, preceptori domus de Bessamorello » (17 avril 1368).
    4. Guigue 1895, p. 2 (48 H. 7.), Chassaing 1888, p. LIV-LVIII, lire en ligne
    5. Chassaing 1888, p. LV
    6. Guigue 1895, p. 70 (48 H. 127.), lire en ligne
    7. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 26 août 2014).
    8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.